Nous avons rencontré Charlet Millet, un cartographe passionné qui travaille pour l’entreprise Carto’CITÉ.

Charlet Millet est venu présenter à toutes les classes de seconde du lycée des Andaines son métier de cartographe et nous expliquer ce que sont les sciences participatives.

Il nous a dit que la science collaborative c’était de la science en groupe basée sur le volontariat, ayant pour but de créer de la donnée.Pour lui, faire de la science collaborative en tant que particulier c’était une opportunité d’apprendre et d’aider.

Pour que l’on comprenne bien l’idée, il a pris en exemple le teabag index. Ce projet auquel nous avons participé en SNT consiste à enterrer des sachets de thé vert et rouge, géolocalisés (on a noté les coordonnées géographiques) puis les déterrer au bout de 3 mois et d’analyser si la quantité de thé à l’intérieur des sachets avait diminué. Les sachets de thé devaient être en nylon ce qui fait qu’en fonction de la qualité du sol seul le contenu pouvait être altéré ; ce projet permet de cartographier l’état des sols c’est à dire voir comment la matière organique se dégrade.

Il nous a ensuite parlé d’un outil avec lequel il travaille : Open street map.

C’est une carte en ligne, modifiable par tous, dont le but est d’être la plus complète du monde. Le créateur de Open Street Map est Steve Coast en 2004, son objectif était de rendre les données de localisation gratuites et accessibles à tout le monde.

Il décrit plus son métier comme une passion qu’un réel travail et pense que le monde de la cartographie est ouvert à tous, du moins à tout ceux qui s’y intéressent. En effet ce sont les utilisateurs de la carte qui ajoutent la plupart du temps ce qu’il voient, les bancs , les routes, piste cyclables,  … ce qui fait que plus il y a de monde à l’utiliser plus la carte est précise. De plus toutes ces données sont « open source » : tout le monde peut les utiliser gratuitement (ex d’utilisateurs : sncf, région Normandie, randonnée dans l’orne...). Cette carte a probablement sauvé des gens à Haïti lors du séisme de 2010 là où Google maps a échoué car pas assez précis.

Charles Millet nous a projeté différentes cartes d’open street map. Open street map permet de tracer les routes, les chemins, les pistes cyclables, différents itinéraires, ou même des magasins des lieux peu connus ou  rajouter des informations sur des lieux ou routes plus accessibles, ...etc. Comparé à Google maps, open street map affiche des données supplémentaires par exemple sur Google Maps on ne peut pas trouver les toilettes publiques dans le coin ou les points d’eau. 

Ce que l’on retient de la conférence de Charles Millet est que les sciences collaboratives sont précises, économiques et très productives en données mais cela ne peut fonctionner que si le public répond présent, tout comme pour la cartographie participative avec OpenSteet Map.

Ensuite les élèves ont pu, par atelier en petit groupe avec Charles Millet, entrer leurs données (récoltées sur le sol avec le projet Tea Bag Index) sur une carte qui s’est enrichie progressivement au cours de la journée. Ils ont ainsi associé sciences et cartographie participatives.

Cette intervention a eu lieu dans le cadre d’un projet « pratique de recherche » mené en partenariat avec Le Dôme.

Les élèves de 2de3 en SNT.