OUEST-FRANCE, 02/03/2018

« Être là, ça nous montre que c'est possible »

Blanche, Anaïs et Sylvie, lycéennes au lycée des Andaines à La Ferté-Macé, étaient à Argentan, hier, à l'invitation de la sous-préfète Cécile Zaplana.
Blanche, Anaïs et Sylvie, lycéennes au lycée des Andaines à La Ferté-Macé, étaient à Argentan, hier, à l'invitation de la sous-préfète Cécile Zaplana.

 

La sous-préfète d'Argentan, Cécile Zaplana, a invité des femmes de tous horizons à se rencontrer, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes.

L'idée

« Il y a des femmes qui prennent de plus en plus de responsabilités. Nous sommes encore très loin de la parité, à commencer dans le corps préfectoral, mais les choses s'améliorent. » Chantal Castelnot, préfète de l'Orne, avait répondu présent à l'invitation de Cécile Zaplana, sous-préfète d'Argentan, hier, à une semaine de la journée internationale des droits des femmes.

Autour d'elles, la directrice de l'hôpital d'Argentan, une pédiatre, la présidente du tribunal d'Argentan, la substitut du procureur, une proviseure adjointe, des gendarmes et policières, etc. « C'est un peu le carnet d'adresses de la sous-préfecture, sourit Cécile Zaplana, j'espère que ce sera l'occasion d'échanger, mais je souhaitais aussi mettre en valeur ces parcours, ces femmes. » Alors, elle a ouvert les portes de sa résidence en ville. « Une initiative personnelle et une première dans l'arrondissement », dit-elle.

Stéréotypes

Blanche, Anaïs et Sylvie, en terminale au lycée des Andaines, à La Ferté-Macé, étaient aussi de la partie. « J'aimerais avoir un poste à responsabilité, explique Blanche qui ne sait pas encore très bien quel métier elle fera plus tard, ce n'est pas incompatible d'avoir un métier et une famille mais on est freiné par des stéréotypes. »

 

Les adolescentes l'assurent pourtant, les choses changent: « Quand il y a des débats ou des réunions sur l'égalité homme-femme, et qu'on parle des stéréotypes, même les garçons ne trouvent pas ça normal », assure Sylvie. « Mais bon, parfois, il y a même des filles pour qui c'est normal, tempère Anaïs. C'est dans la culture. » Alors, pour conjurer le sort, Anaïs et ses amies ont vaincu leur timidité adolescente et ont échangé avec les professionnelles. « Ça donne des idées et ça nous montre que c'est possible. »

Elodie Dardenne