OUEST FRANCE,  le 25/11/2017

 
  • Devant à partir de la gauche, Faustine et Maëlys, étudiantes en pharmacie qui ont présenté leur parcours et des lycéens intéressés par les études de médecine.
    Devant à partir de la gauche, Faustine et Maëlys, étudiantes en pharmacie qui ont présenté leur parcours et des lycéens intéressés par les études de médecine.

Devant des lycéens motivés elles ont présenté l'intérêt de telles études universitaires ainsi que les exigences quant au travail à fournir. De nombreux débouchés existent.

Mardi, Maëlys et Faustine, étudiantes en 2e année de pharmacie à l'université de Caen, ont apporté leur témoignage à des élèves du lycée des Andaines intéressés par les études de santé : médecine, pharmacie, sage-femme ou chirurgie dentaire.

Les deux étudiantes ont réussi le concours pour entrer en 2e année sachant que le nombre de places est limité (numerus clausus) : pour Caen 343 dont 200 en médecine alors qu'environ 1 300 étudiants se présentent au concours. « Certains sont éliminés pour 1/10e de point manquant », précisent les intervenantes.

« Il faut beaucoup travailler »

Faustine et Maëlys ont montré leur motivation en présentant les études de la 1re année intitulée Paces (1re année commune des études de santé). Cela commence dès août avec 2 semaines de préparation à l'entrée universitaire qui se débute fin août. Les étudiants en santé suivent un tronc commun ainsi que des enseignements spécifiques en fonction des concours auxquels ils se présentent.

« Les effectifs en cours sont beaucoup plus importants qu'au lycée et il faut beaucoup travailler (7 jours sur 7) en dehors avec deux contrôles hebdomadaires », soulignent les étudiantes qui utilisent des polycopiés. « Je suis rentrée qu'à noël dans ma famille durant cette 1re année », précise Maëlys, originaire de La Ferté-Macé et qui a préparé son bac au lycée des Andaines.

Les deux étudiantes semblent ravies d'être intégrées dans un tel cursus de pharmacie qui s'étale sur six ans après le bac (neuf ou dix ans en médecine). « Il faut être très motivé », insistent-elles. « J'ai choisi la pharmacie car je suis passionnée de chimie et botanique. J'ai eu ce que je voulais car j'ai réussi le concours dès la fin de la 1re année », souligne Maëlys.

Les deux étudiantes encouragent les lycéens motivés à entreprendre ces études « cela en vaut la peine » ajoute Faustine. Durant cette 2e année elles exercent, comme leurs camarades, le rôle de tuteur auprès des étudiants de 1re année.

Selon Fanny Margeot, professeur de sciences et vie de la terre : « Nous avons cinq ou six lycéens qui entreprennent des études de santé chaque année ».

Cette intervention semble avoir rassuré les lycéens envisageant de telles études.

Débouchés ?

A la demande des lycéens, Maëlys et Faustine ont évoqué les professions pouvant être envisagées. « À partir de la 2e année on est sûr d'avoir du travail », indiquent-elles. Un sujet reste en suspens, quels seront les praticiens qui exerceront dans les déserts médicaux ?