Ouest-France - 23 novembre 2020

Un ancien élève de Domfront est devenu chercheur à l’institut du cerveau et de la moelle épinière. À l’occasion du Téléthon, le lycée des Andaines l’a rencontré dans le cadre de l’opération « 1 000 chercheurs dans les écoles ».

François Muratet, doctorant à l'institut du cerveau et de la moelle épinière, est venu présenter sa démarche de thèse concernant la maladie de Charcot

 À l’initiative de Sylvie Turcan, professeure de Sciences et vie de la terre (SVT) à La Ferté-Macé, les élèves en spécialité SVT de première et Terminale du lycée des Andaines ont assisté, lundi 23 novembre 2020, à une conférence sur les maladies génétiques, donnée dans le cadre de l’opération « 1 000 chercheurs dans les écoles » organisée par l’association du Téléthon. « En raison de la crise sanitaire, les lycéens assistaient à la conférence en direct pour la moitié d’entre eux et en visioconférence depuis leur domicile pour l’autre moitié  », souligne Sylvie Turcan.

Trouver les médicaments

L’intervenant, François Muratet, était lycéen à Domfront. Aujourd’hui, il est doctorant (chercheur préparant un doctorat) à l’institut du cerveau et de la moelle épinière sur le site de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Son travail de thèse est basé sur la maladie de Charcot qui touche les cellules nerveuses commandant les mouvements. « Trois millions de personnes, dont la moitié des malades ont moins de 19 ans, sont atteintes d’une maladie rare en France. Les difficultés pour les chercheurs est de trouver un médicament différent pour chaque maladie  », insiste le chercheur.

Thérapie génique

Après avoir rappelé aux élèves comment fonctionnent la cellule, l’ADN et les gènes, François Muratet a également évoqué les dernières découvertes en génétique et présenté « les grands principes de la thérapie génique, qui consiste à utiliser un gène médicament et de la thérapie cellulaire en introduisant des cellules saines pour remplacer celles qui sont malades  ».

Comment devenir chercheur ? François Muratet a enfin présenté son parcours et les métiers de la recherche. « Après mon bac scientifique préparé à Domfront, j’ai  intégré l’université de Rennes en sciences moléculaires et cellulaires. Ensuite, j’ai préparé un magistère européen de génétique qui m’a permis de faire notamment des stages à Edimbourg et à New York.  » Le doctorant a en particulier insisté sur l’importance de l’anglais dans son cursus de formation et dans tous les métiers de la recherche, « car beaucoup de publications le sont dans cette langue ».