Le 28 mai 2015, neuf élèves de 1ère ayant suivi l'AP physique sont allés sur le campus des sciences de l'université de Caen à l'occasion des journées Ecolysciences - une rencontre d'élèves du primaire, de collégiens et de lycéens qui présentent des projets scientifiques à l'occasion de différents concours scientifiques : « Cgénial », « Parcours culturels scientifiques », «100 défis pour ma planète ».
Cette année il y avait 400 élèves qui venaient de toute l'académie de Caen.

Du fonctionnement d'une montgolfière aux robots se déplaçant grâce à l'énergie de panneaux solaires, nous avons pu découvrir de très nombreux thèmes scientifiques, variés et certaines fois très complexes. Durant cette journée, nous avons pu aller librement découvrir le travail de chaque groupe et poser des questions, échanger et partager des connaissances, découvrir de nouveaux domaines scientifiques ainsi que présenter nos recherches : tout ceci sont les objectifs d'une journée à Ecolysciences.


Nous avons nous-mêmes, lors de cette journée, présenté notre projet répondant à la problématique : Doit-on isoler les ruches pour faire face aux changements climatiques ? (hiver très froid, été très chaud),
C'est au cours des séances d'AP physique, une fois par semaine, que nous avons tenté d'y répondre.

Pendant cette journée, nous avons présenté aux curieux intéressés, notre parcours scientifique.
- Tout d'abord, avec une caméra thermique nous avons observé les fuites de chaleur au niveau de la ruche, on a constaté que c'était par le toit que la chaleur s'en allait.
- Nous avons donc commencé par isoler le toit de nos 5 ruches en utilisant un isolant différent par ruche (le liège, le polystyrène, de la laine de bois et de la paille).
Comme cela fonctionnait au niveau du toit, on a eu l'idée d'isoler les cotés de la ruche, mais nous nous sommes rendus compte qu'il y aurait une augmentation de l'humidité à l'intérieur de la ruche (et qui dit humidité dit moisissures et maladies pour les abeilles). L'effet serait donc néfaste.
- Certains ont proposé de faire un trou de ventilation comme dans les maisons afin d'évacuer chaleur et humidité.
- Ensuite, il y a eu l'idée de partitionner la ruche en mettant des petites plaques en bois à l'intérieur de la ruche, pendant l'hiver, afin de limiter l'espace à chauffer – cela enlèverait l'espace de deux cadres - et l'été on enlèverait ces plaques de bois pour que le volume normal soit restitué.


En couplant ces méthodes avec des méthodes naturelles, le résultat serait optimisé. Si on oriente la ruche comme les bâtiments, c'est-à-dire dégagé vers l'est et planté d'arbres caduques au sud et à l'ouest, l'hiver le soleil chaufferait la ruche toute la journée et l'été la ruche serait chauffée le matin
et à l'abri du soleil l'après midi .

                   Léo et Gaëtan avec le jury                                                       Romain et Annabelle avec M. le Recteur


Toutes ces informations ont été communiquées aux élèves des autres écoles, à des professeurs, à des visiteurs, à un jury qui circulait, à M. le Recteur et à l'inspecteur de physique chimie.


Si nous avons pu réaliser ce travail, c'est grâce à Mr Therouin, un apiculteur qui est intervenu et nous a éclairé sur plusieurs points et grâce à Mme Counil qui nous a parlé de la conception des bâtiments.


Pour conclure, ce fut une journée instructive, les travaux des autres écoles et lycées étaient très recherchés, originaux, intéressants et parfois complexes.

Annabelle, Flavie et Ally