Lundi 16 Novembre, les élèves de spécialité SVT de 1ère et Terminale ont assisté à une conférence sur les maladies génétiques donnée dans le cadre de l’opération « 1000 chercheurs dans les écoles » organisée par l’AFMtéléthon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En raison de la situation actuelle liée au COVID19, les élèves assistaient à la conférence en direct pour la moitié, en visioconférence depuis leur domicile pour l’autre moitié.

L’intervenant , François MURATET est doctorant à l’institut du cerveau et de la moelle épinière, situé sur le site de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Son travail de thèse est basé sur la Sclérose Latérale Amyitrophique (SLA) ou maladie de Charcot.

 On estime qu’il existe entre 6000 et 8000 maladies rares différentes, ce qui concerne 3 millions de personnes en France. 50% des malades ont moins de 19 ans. Le problème des chercheurs est de trouver un médicament différent pour chaque maladie.

Au cours de son exposé, François Muratet a rappelé aux élèves les bases pour comprendre : fonctionnement de la cellule, ADN, gènes, lien gène-protéine …

Savez-vous que si l’on souhaite lire l’ADN contenue dans une de nos cellules à raison de 2 bases/secondes, il nous faudrait …50 ans ! Et si l’ADN de toutes nos cellules était mis bout à bout, cela représenterait 150000 fois la distance aller-retour Terre-Lune !

Il a présenté les grands principes de la thérapie génique, qui consiste à utiliser un gène médicament, et de la thérapie cellulaire, qui consiste à introduire des cellules saines pour remplacer celles qui sont malades.

Il a aussi parlé des dernières découvertes en génétique concernant Crispr Cas9, ayant donné lieu à un prix Nobel de chimie attribué à 2 femmes chercheuses en 2020 dont une française Emmanuelle Charpentier

 

L’idée est de retirer l’allèle muté d’une cellule et de réinsérer l’allèle sain.

 

Enfin, après avoir présenté les métiers de la recherche, il a décrit son parcours.

 Il a obtenu son bac S à Domfront en 2013, puis il a intégré l’université de Rennes en L1 et L2 en Sciences Moléculaires et Cellulaires. Il a ensuite intégré un Magistère Européen de Génétique qui lui a permis de faire des stages à Edimbourg ou encore à New York. François a insisté sur l’importance de l’anglais dans son cursus et dans tous les métiers de la recherche, en effet notices, publications… sont majoritairement publiées en anglais !

Le 4 et 5 décembre 2020, mobilisez-vous pour le téléthon !